Dictée Rotary

La dictée nationale du Rotary

 
 
 
Samedi 11 Mars 2017 .
 
 
 
 
 
 
 

Texte de la dictée 2016

Dictée Nationale du Rotary 19 mars 2016                                          

Texte de Teresa Cremisi  (avec l’aide de Gérard de Nerval)

 

Quand j’ai quitté l’Egypte, le pays n’était ni une nation moderne ni un territoire figé dans les images des voyageurs du dix-neuvième siècle. Mais toute promenade dans le vieux Caire permettait des échappées de l’imagination. S’entassaient des images d’aquarelles bigarrées et des odeurs qui nourrissaient des rêves chamboulés.

Fin de la dictée des juniors

Nerval a décrit avec sidération ces zigzags nocturnes dans les labyrinthes de la ville médiévale. Un soir les sons vagues d’une cornemuse et d’une viole enrouée agaçaient ses nerfs. A la fois grave et burlesque, la musique envahissait l’air. Des torches et des pyramides de bougies éclairaient une scène de mariage : un fantôme rouge alliciant portant une couronne de pierreries où se mêlaient, améthystes, fuschites, howlites, lapis-lazulis,  avançait, sans hâte, suivi d’hommes couronnés de pampre et d’un groupe confus de matrones en vêtements bleus qui poussaient des gloussements criards du plus singulier effet. Un cauchemar ? Un décor sans issue ?

Fin de la dictée des jeunes

II avait suivi incognito ce cortège qui avançait au son mélancolique d’instruments coruscants imitant le bruit obstiné d’une porte qui grince ou d’un chariot qui essaie des roues neuves. Des jeunes gens, montés sur des échasses, portaient des drapeaux et des hampes surmontés d’emblèmes dorés. Les danseuses vêtues de robes de soie rayées, avec leur tarbouch à calotte dorée, portaient de longues tresses ruisselantes de sequins ; elles s’accompagnaient de pléthore de cymbales, de saqueboutes, d’arghouls, de castagnettes et de tambours.  La nouvelle épouse, c’est-à-dire le fantôme rouge, glissait légère, entièrement voilée d’un long cachemire. Un quarteron d’esclaves tendait sur sa tête un dais de pourpre ; d’autres accompagnaient la marche avec le bruit rythmé des tympanons. Nerval était rentré ému de cette scène nocturne, ébloui par cette jeune femme qui étalait la pourpre et les joyaux d’une reine, mais resterait inconnue à tous et mystérieuse à jamais. Devant tant d’émotions troublantes, qu’il eût été atteint de logorrhée, pût être compréhensible.

Fin de la dictée des adultes

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Dernière modification : 19/03/2016